Je suis en désaccord avec la majorité des gestes posés par l'humain et en totale incompréhension devant des actes illogiques et inutiles.
Mais être en désaccord ne m'aide pas à trouver dans quelle direction s'en va ma vie et quel en est le sens, quel est mon but.
N'étant pas malheureuse pour des raisons majeures, je pense toutefois que mourir est la seule solution pour supprimer tout ce vide autour de moi. Sauter dans le vide pour fuir le vide, voici un paradoxe bien triste. La seule différence étant que le vide de la vie est bien plus grand que le vide de la mort. Et le vide de la mort est inconscient. Ne jouons pas avec la mort pour des raisons absurdes mais bien parce qu'on ne comprend pas la vie.
Même si je ne cesse de discourir sur des propos macabres, je crois n'avoir jamais été aussi heureuse qu'en parlant de la mort parce qu'elle m'a fait découvrir la vraie vie. J'ai trouvé un sens à la mort, donc j'ai par conséquent trouvé un sens à la vie, puisque tout n'est qu'éternel cercle-recommencement. La vie est la mort, la mort est la vie.
La vie n'a aucun sens.
Monochromie, monotonie, mélancolie
Beaucoup de nuits, beaucoup d'ennui
Je sens que je fléchis et je réfléchis
[...]
Je sais pas c'qui s'passe, mais c'est pas rien qu'une mauvaise passe
J'aimerais disparaître, comme dans un tour de passe-passe
En attendant j'veux bien paraître dans la parade de l'apparat
Mascara, mascarade pour mes parents, mes camarades
Même si j'suis maussade, j'ai rénové ma façade
La clôture métallique est un sourire orthodontique
Dans les murs, les fissures ont été colmatées
Les volets sont repeints, la toiture est refaite
La posture est parfaite
À l'intérieur tout est décrépi, la charpente est pourrie
Les tapis sont finis pis la tapisserie est moisie
Les lambris sont recouverts de vert, de gris
Les amis j'vous l'dis tout ça c'est bon pour l'incendie
Avancer c'est vain quand y'a pas d'horizon
À mes pieds y'a un ravin pis j'en vois même pas le fond
Si j'lève mes deux mains je bute sur un plafond
À quoi bon un lendemain si c'est pour creuser plus profond?
[...]
...Et si jamais j'm'accrochais, ce serait à la vie ou à un crochet ?